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Test Super Mario Maker

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Mario, le plus célèbre des plombiers moustachus, revient sur le devant de la scène cette année pour célébrer ses 30 ans. Et pour lui faire honneur, Nintendo a sorti un jeu pas comme les autres : Super Mario Maker. Ce titre vous permettra de vous glisser dans la peau d’un level designer le temps d’une partie, et de retourner dans vos baskets de joueur pour tester des niveaux plus originaux les uns que les autres mis en ligne par la communauté.

Un éditeur de niveau intuitif

Gamepad en main, Super Mario Maker propose un éditeur de niveau au début très simple, avec quelques éléments de base pour commencer. Fidèle à la façon de faire chez Nintendo, vos premiers pas sont guidés au travers d’un tutoriel vous apprenant à vous servir des quelques éléments livrés au départ.

Le principe est très simple à saisir, il suffit de choisir un élément parmi ceux que vous avez à votre disposition dans la barre en haut de l’écran du gamepad pour le faire glisser dans la zone de création en-dessous et le placer où vous le souhaitez sur le niveau en construction. La colonne de gauche permet de sélectionner quel type de tableau vous souhaitez créer (plein air, aquatique, château…) et de quelle génération de Mario le niveau aura l’apparence (Super Mario Bros., Super Mario Bros. 3, Super Marioworld ou New Super Mario Bros. U), avec les différences de gameplay que cela peut impliquer (saisie d’objets, wall-jumps, etc.). La colonne de droite propose la possibilité d’enregistrer le niveau en cours, ou de supprimer les éléments grâce à la gomme. En bas, le très utile « annuler » et le dangereux « réinitialiser » viennent compléter les outils du parfait petit level designer.

Super Mario Maker

Si la création de niveaux simples est relativement aisé, les plus méticuleux recherchant des mécaniques un peu plus poussées seront cependant parfois un peu frustrés. Par exemple, une option permet d’afficher l’amplitude du mouvement de Mario sur le dernier déplacement effectué, ce qui vous permet d’anticiper les sauts par exemple, et de placer judicieusement les plateformes pour la suite. L’idée est excellente mais ne s’applique pas aux autres objets comme les carapaces rouges et autres éléments que l’on peut jeter, ce qui aurait pourtant facilité le travail de minutie que certains opèrent dans la mise en place de leurs mécanismes ingénieux.

L’imagination pour seules limites

Si les éléments de départ sont peu nombreux, ils sont néanmoins largement suffisants pour apprendre à se faire la main sur Super Mario Maker. Puis au fil des heures de création (que vous ne verrez pas passer), des packs viennent enrichir votre palette en ajoutant de nouveaux bloc, ennemis, objets, tableaux, mondes, etc. Au total, ce sont 4 générations de jeux différents, 6 tableaux possibles, et 60 éléments à utiliser pour construire ses stages, soit énormément de possibilités.

La difficulté de Super Mario Maker ne sera donc pas de réussir à s’en servir, vous l’aurez compris, mais plutôt de parvenir à créer de bons niveaux. Il faudra faire preuve d’originalité pour se démarquer, savoir mesurer la difficulté et la faisabilité de ses stages, intégrer une progression intéressante avec une difficulté stable ou bien croissante, bref, se mettre dans la peau du joueur avant tout. Pas si facile finalement, de créer un bon stage ! Mais on aura beau être confronté au syndrome de la « page blanche », buter sur une mécanique difficile à mettre en place, avoir tendance à recréer ce que l’on connait déjà, Super Mario Maker reste tout de même très amusant et offre un moyen inédit et excellent d’exprimer son talent, son imagination, sa créativité.

En outre, le livret explicatif fourni avec le jeu est une excellente source d’inspiration, avec de nombreuses vidéos tutorielles qui permettent de mieux saisir les différentes fonctionnalités et les synergies possibles entre les éléments. Ce livret constitue par ailleurs un très bel objet qu’on prendrait presque pour un collector.

Publier pour la communauté

Une fois le stage terminé et sauvegardé, il est temps de le publier pour permettre à la communauté d’en profiter. Chaque stage publié est identifiable par un ID que vous pouvez partager pour inviter vos connaissances à l’essayer. Sinon, votre niveau peut également faire partie de ceux qui sont aléatoirement proposés dans les défis des 100 Mario. Les joueurs peuvent vous laisser une étoile et/ou un commentaire pour vous dire ce qu’ils pensent de votre création. Cette fonctionnalité, assez sympathique sur le principe, est malheureusement entachée par un Miiverse toujours aussi lent et peu ergonomique, mais ce problème de longue date n’est pas entièrement inhérent au jeu en lui même. Et l’impossibilité de streamer ou partager facilement une image ou vidéo se fait cruellement sentir (presque autant que pour Splatoon).

On pourra également déplorer le fait qu’un niveau mis en ligne ne peut être modifié, à moins d’être supprimé puis re-publié, mais il perdra les étoiles et commentaires acquis (même si le nombre d’étoiles totales cumulées sur le profil de change pas). Il aurait pu être intéressant de pouvoir choisir de mettre son niveau en ligne pour ses amis seulement, afin de le faire tester à certaines personnes avant de le mettre définitivement à disposition de la communauté.

Créer c’est bien, mais jouer aussi !

Super Mario Maker n’oublie pas d’offrir aux joueurs la fonction essentielle qu’ils recherchent avant tout dans un jeu vidéo : jouer ! Sur le menu principal, vous avez la possibilité de créer, ou de jouer. Cette dernière option vous propose soit le défi des 10 Mario, où il faudra réussir 8 stages concoctés par Nintendo avec seulement 10 vies, soit d’explorer les stages du monde.

C’est dans les stages du monde que vous retrouverez les créations de la communauté, avec la possibilité de faire des recherches par stages (les plus populaires ou les nouveautés) ou bien par créateurs (les 50 mieux notés ou ceux que vous suivez). Si vous souhaitez faire un stage en particulier, vous pourrez rechercher son ID, mais il n’est malheureusement pas possible de faire la recherche d’un créateur spécifiquement. Cependant, si vous êtes sur la fiche d’un stage qu’il a créé, vous pouvez toucher l’icone de son portrait et le mettre dans les créateurs à suivre pour ne rien louper de ses chefs-d’œuvre !

Super Mario Maker Fille Geek

Le menu des stages du monde propose également le défi des 100 Mario, basé sur le même principe que le défi des 10 Mario, c’est à dire que vous avez 100 vies pour terminer 8 ou 16 stages (selon la difficulté choisie). La grande différence est que les niveaux qui vous seront proposés dans ce défi seront ceux de la communauté. Et si vous trouviez (à raison) que 10 vies pour finir 8 niveaux de Mario c’était largement suffisant, 100 vies pour les stages de la communauté c’est déjà plus… réaliste. Sans aller par quatre chemin vous verrez de tout ! Des niveaux géniaux, mauvais, infaisables, bien pensés, trop difficiles, parfaitement calibrés, finis à la va-vite… Même s’il est possible de passer un niveau qui ne vous plaît pas, vous ne serez pas au bout de vos peines ! On regrettera alors de ne pas pouvoir donner une petite notation négative à certains stages, ne serait-ce que pour éviter de les retrouver dans les défis Mario.

Super Mario Maker Fille Geek

Les amiibo ne sont pas indispensables

Bien sûr, tous les amiibo sont compatibles avec Super Mario Maker et ont tous la même fonctionnalité : ils permettent de débloquer des costumes spécifiques pour Mario, ce qui lui permet de changer d’apparence. Cependant, si vous ne possédez pas les amiibo correspondants, vous pouvez également vous lancer dans le défis 100 Mario. Il y a en tout 100 costumes différents à obtenir, dont certains représentant des ennemis de l’univers de Super Mario Bros., donc les possesseurs d’amiibo devront également passer par ce défi pour tous les avoir.

Seul l’amiibo Mario 8-bit offre une fonctionnalité différente : en touchant le gamepad avec cette figurine vous obtenez un champignon géant, qui transformera Mario en… Mario géant (oui, pas plus compliqué que ça) qui pourra détruire tous les blocs qu’ils croise sur son passage tel un Godzilla dans une ville peuplée de gratte-ciels.

Verdict

Super Mario Maker est donc plus qu’un simple éditeur de niveau, avec une prise en main intuitive et une ergonomie efficace : il est également l’occasion rêvée de rejouer aux principales générations de Mario qui ont marqué l’histoire du plombier Nintendo, le tout avec de très beaux graphismes HD aussi agréables sur grand écran que sur le gamepad. Les possibilités de créations sont nombreuses, parfois même trop, ce qui donne des stages de qualité très inégale en ligne. Super Mario Maker fait toutefois partie des indispensables 2015 de la Wii U avec une durée de vie quasi infinie et un divertissement garanti.

Super Mario Maker

49.90€
Super Mario Maker
7.9

Graphismes

8.0 /10

Gameplay

7.0 /10

Musique

8.0 /10

Durée de Vie

8.5 /10

Points forts

  • Éditeur de niveau intuitif et richesse de création
  • Graphismes HD agréables
  • Bande-son mythique
  • Défis pour varier les plaisirs
  • Livret explicatif fourni

Points faibles

  • Miiverse lent et peu ergonomique
  • Pas de possibilité d’éditer un niveau déjà publié en ligne
  • Qualité des niveaux de la communauté inégale
  • Pas de notation négative sur les niveaux

4 COMMENTAIRES

    • Si seulement streamer ou enregistrer des vidéos à partir d’une Wii U était aussi facile qu’un claquement de doigt (ou que la pression d’un bouton « Share » comme sur la PS4) 😀
      Mais sinon c’est à réfléchir, c’est vrai que j’ai souvent eu envie de faire de petites démos des lvl que j’avais créés pour les partager !

  1. Je suis d’accord avec Hei sur ce coup-là, le test est intéressant mais un peu trop consensuel à mon goût… Quid :

    – Des TRES nombreux éléments présents dans les jeux de base qui n’apparaissent pas dans Mario Maker ? (Surtout en ce qui concerne Super Mario World)
    – D’un éditeur qui laisse peu de place à la créativité en dehors des éléments traditionnels des Mario ? A titre d’exemple voici ce qu’on peut trouver en jeux fanmade jouables sur émulateur :

    https://www.youtube.com/watch?v=wXQR3Y-dfbE

    Bref, j’ai testé le jeu, on s’amuse, l’éditeur de niveaux a l’air performant mais j’ai effectivement l’impression que le joueur risque de rapidement tourner en rond car Nintendo a fait tout bien sauf le plus facile : les éléments à disposition du joueur…

    • Comme je le disais à Hei, je pense que les éléments viendront s’ajouter au fur et à mesure dans le jeu (reste à savoir si ce sera gratuitement, comme toutes les nouvelles cartes et armes de splatoon, ou sous forme de DLC payant…). J’aime le principe de ne pas tout avoir d’un coup, parce que sinon ça gâche un peu le plaisir de la découverte et généralement on ne sait pas quoi faire de tout ce que l’on a quand on nous met tout tout de suite entre les mains. Déjà, le principe de packs livrés en différé était selon moi une bonne idée.

      Ensuite, il ne faut pas oublier que ce jeu s’adresse au grand public, pas aux experts en mod donc c’est pareil, leur mettre entre les mains des possibilités qu’ils ne sauraient pas exploiter, ce serait leur gâcher l’expérience de jeu. Les éléments sont peut être manquants pour les titres comme Super Marioworld, c’est vrai, mais je pense que Nintendo s’est avant tout attaché à travailler l’univers de Super Mario Bros. Si de nouveaux éléments s’ajoutent effectivement dans le futur, ils viendront peut être compléter les titres d’après, comme justement Super Marioworld.
      Pour ce qui est de sortir des éléments traditionnels de Nintendo, il suffit de faire un tour sur les stages créés par la communauté pour constater qu’ils n’ont aucun mal à sortir des sentiers battus avec les éléments qu’ils ont à disposition 😉 Je ferai d’ailleurs probablement quelques articles pour partager les petits chefs-d’oeuvre qu’on peut trouver en ligne.

      Bref, je ne nie pas que le jeu pourrait être bien meilleur que ce qu’il est, mais c’est comme toute chose dans la vie, on peut toujours aller plus loin. Mon test aussi, aurait pu être plus poussé. J’aurais pu aller plus loin et faire des pages et des pages. En tout cas, j’ai dit honnêtement ce que j’en pensais, sans modifier mon ressenti pour faire plaisir à qui que ce soit 😉 Par contre, je veux bien reconnaître que j’ai pu être un peu trop généreuse sur les notes, mais ça c’est mon côté gentil, je fais tout le temps ça. Généralement après coup je me trouve un peu trop généreuse sur les points attribués.

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